Vous avez déjà un logement, devenu trop petit, trop grand ou trop loin. Vous rêvez d’un logement neuf, mais l’idée de payer deux logements en même temps vous fait pâlir. Bonne nouvelle : acheter sur plan est probablement la forme d’achat qui laisse le plus de temps pour organiser tout cela.
Trois façons d’enchaîner
- Vendre d’abord
Vous vendez votre logement, puis vous achetez. L’avantage : vous connaissez exactement votre budget, aucun risque de payer deux logements. L’inconvénient : il faut vous loger entre les deux (location, hébergement temporaire), donc potentiellement un déménagement de plus.
- Acheter d’abord, avec un prêt relais
Vous réservez le neuf, puis vous vendez votre bien en comptant sur un prêt relais pour avancer l’argent. L’avantage : vous avez le logement que vous voulez, quand il est prêt. L’inconvénient : si la vente tarde ou se fait moins cher que prévu, le prêt relais devient lourd.
- Synchroniser la vente avec la livraison
C’est le scénario naturel en VEFA : vous réservez, puis vous mettez votre bien en vente à un moment que vous choisissez entre la réservation et la livraison, en prévoyant de remettre vos clés juste avant ou juste après avoir reçu les vôtres. L’avantage : pas de double loyer, souvent pas de prêt relais. L’inconvénient : demande un peu d’organisation et un acheteur compatible avec votre calendrier.
Le prêt relais, en clair
Un prêt relais est un crédit à court terme, remboursé grâce au produit de la vente de votre logement actuel. Selon les banques, il dure en général de 12 à 24 mois (parfois renouvelable une fois) et représente le plus souvent 60 à 80 % de la valeur estimée de votre bien (on retranche ce qu’il vous reste à rembourser sur votre prêt actuel).
- Le relais « sec » : possible seulement quand le nouvel achat vaut autant ou moins que votre logement actuel. Vous ne payez que des intérêts jusqu’à la vente.
- Le relais « adossé » : le cas le plus courant quand le nouveau logement coûte plus cher. Il s’associe à un prêt classique pour lisser les mensualités.
- Son coût : les taux sont en général plus élevés que ceux d’un prêt classique, auxquels s’ajoutent l’assurance et les frais de dossier. À comparer avec plusieurs banques ou un courtier.
Se baser sur le prix espéré de son bien plutôt que sur sa valeur de marché. Si l’estimation est trop optimiste, la vente s’éternise, et le prêt relais continue de courir. Faites estimer votre logement par plusieurs professionnels, et retenez la fourchette la plus prudente.
Ce qu’il faut savoir en plus
- PTZ : le prêt à taux zéro est réservé à ceux qui n’ont pas été propriétaires de leur résidence principale ces deux dernières années. En règle générale, il n’est donc pas pour vous (voir notre guide du PTZ).
- Frais de notaire réduits : ils s’appliquent à tous, pas seulement aux primo-accédants (voir notre guide).
- Votre vente : la vente de votre résidence principale est en principe exonérée d’impôt sur la plus-value. À faire confirmer par votre notaire selon votre situation.
- Taxe foncière : le logement neuf bénéficie en principe d’une exonération de deux ans.
Notre conseil
Avant de réserver, faites deux calculs : ce que vous coûtera le scénario optimiste (vente rapide, au bon prix) et le scénario prudent (vente tardive, 10 % moins chère). Si vous tenez le coup dans le second, vous pouvez vous lancer sereinement.
Et parlez-en à nous suffisamment tôt : le bon calendrier se construit avant la réservation, pas après.
Information générale, rédigée pour vous aider à comprendre : elle ne remplace ni l’avis de votre notaire, ni l’offre de votre banque, ni les conditions de votre contrat. Les règles, les montants et les plafonds évoluent : vérifiez-les à la date de votre achat.
Sources consultées
- FNAIM — Acheter avant de vendre : le prêt relais (mise à jour juillet 2026) — durée de 12 à 24 mois, 60 à 80 % de la valeur, relais sec ou adossé
- Service-Public — Prêt à taux zéro (PTZ), vérifié le 15/09/2026 — condition de non-propriété de la résidence principale depuis deux ans
- Construires — Exonération temporaire de 2 ans de taxe foncière